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Nice

Hôtel Windsor

Hôtel Windsor - Nice - Chambre 65 : Ben

Hôtel Windsor - Hotel Nice

Chambre 65 : Ben
Biographie
1. Les biographes représentent l'ego et l'ego est ce que je voudrais changer.
2. J'aurais tant voulu être le seul artiste à ne pas avoir de biographie.
3. Ben, né le 18 juillet 1935 pas plus ni moins génial qu'un autre.
4. J'ai une indigestion des biographies, des dates, des signatures et surtout de moi-même.
5. Une biographie est une chose honteuse...
6. Ben vu par Ben. Originalité 7/20, Franchise 17/20, Virilité 18/20, Humour10/20, Beauté physique 13/20, Intelligence 14/20, Ambition 15/20, Volonté 7/20, Bon sens 7/20.


7. Ben est né le 18 juillet 1935 à Naples, de mère irlandaise et de père suisse français. Il vécut en Turquie, Egypte, Grèce. Il est arrivé à Nice en 1949, a arrêté ses études à seize ans, a travaillé dans une librairie pendant quatre ans, puis est devenu commerçant brocanteur. Il vit actuellement à Nice avec sa femme Annie et ses enfants François Malabar et Eva Cunégonde et va comme tout le monde mourir un jour.
8. J'ai voulu abandonner l'art mais j'en ai fait de l'art, J'ai voulu tout aimer mais je n'en ai aimé que moi, Je voulais être important et il n'y a pas d'importance, Je voulais faire du nouveau et je fais comme les autres, Je voulais dire la vérité j'en ai fait un mensonge.

BEN
Hôtel Windsor - Nice - Chambre 79 : Le Gac
Chambre 79 : Le Gac
J’ai rencontré Redolfi à une exposition de la galerie Catherine lssert, à Saint Paul de Vence, dans l'arrière-saison. Au milieu de quelques rares connaissances venues en voisin, il parlait sans doute depuis quelques instants quand un détail jeté dans la conversation me rendit attentif.
Liberté complète de faire une œuvre d'art dans l'une des chambres de l'hôtel Windsor, hôtel dont il était l'heureux propriétaire.
L'illumination me vint à ce rapport du blanc et du bleu de lessive Matissien. Pour le patriarche, la chambre fut à la fin de sa vie très importante.

Sardanapale domestique c'est de son lit qu'il dirigea tout son monde, les petites mains comme les petites fesses de ses égéries montées sur des escabeaux pour punaiser aux murs ses beaux papiers de couleurs découpés. Je pensais aussi qu'après le bleu Matisse et le bleu Klein il ne restait plus pour un peintre de passage à Nice comme moi qu'à postuler pour le " bleu touareg ". J'y ai quelques raisons puisque les deux figures peintes ici sont les répliques de deux autres que j'ai utilisées pour les peintures murales et vidéo des cellules de Fort de l'île Sainte Marguerite, où vous vous rendrez si le tableau de votre chambre a réussi à vous faire entrer dans mon jeu de piste.

Jean Legac.
Hôtel Windsor - Nice - Chambre 40 :  Hains
Chambre 40 : Hains
Qui saura dire qui est aujourd'hui Raymond Hains, « I’Hains saisissable, I’Hains stable, I' Hains supportable, I' Hains satisfait », tel que l'appelait son ami Pierre Restany, « Raymond I'abstrait » tel que le surnomma Guy Debord, ou encore « I' asticoteur de la critique» ainsi qu'il se baptisa lui-même au début des années soixante? Il faudra bien pourtant qu'on rende un jour à Cesar ce qui est à César et à Hains ce qui lui revient, à savoir, entre autre, cette incroyable faculté de mémorisation et interconnexion des mots et des objets qui, partout, les accompagnent.



Depuis ses tout premiers exercices photographiques (rayogrammes et photogrammes) dans l'atelier d’Emmanuel Sougez en 1946 jusq’au photoconstats exposés à la Fondation Cartier en 1986, Rond Hains n'a cessé d’utiliser la photographie. À travers elle, il a contribué à faire tomber les cloisons qui, aujourd'hui encore, séparent parfois photographes et plasticiens. De la même façon que l'appropriation dans les années quarante et cinquante des affiches déchirées, des tôles ou des palissades, l'utilisation de la photographie est par ailleurs pour lui le moyen de mettre simplement en question les catégories traditionnelles de l'atelier, du sujet et de l'auteur.

Guy Tortosa
Hôtel Windsor - Nice - Chambre 45 : Stokker
Chambre 45 : Stokker
NO MAN 'S TIME

Je suis une spécialiste de la beauté. Je me suis fixé un programme :
rechercher le bonheur et l'amitié dans mes œuvres. Ainsi, je me dresse contre l'ironie et le cynisme. Je ne sais pas quel intérêt je porte à l'amour. Le même que tout le monde j'imagine. J'évoque des choses agréables, l'amitié et l'amour. Je ne sais pas quelle est ma motivation. Cela pourrait bien être la frustration.


J'ai commencé à utiliser les fleurs quand je cherchais un symbole pour l'amitié et je n'ai rien trouve de mieux jusqu'à présent. Je ne suis pourtant pas une fille des années soixante ni proche de la nature.
Je ne connais rien aux fleurs, mais j'aime la décoration. Les motifs décoratifs, la symétrie, le papier peint et la décoration des chambres d'enfant.

La beauté y apparaît avec force. C'est tellement séduisant. J'ai toujours essayé d'être amicale et je recherche l'amitié chez les autres. Je voudrais donner forme à ces choses, les rendre visibles. Et ce qui en ressort, c'est quelque chose de choquant. Mes peintures murales ressemblent à des monstres mais c'est
aussi très excitant. Ma passion pour ces sujets et les réactions qu'elles pourraient engendrer me poussent à faire ces œuvres. J'ai essayé de faire une mauvaise peinture et je l'ai mise à côté d'une meilleure pour voir si on peut faire la différence entre le mauvais et le bon. C'est surtout difficile parce que je n'éprouve aucun plaisir à faire de mauvaises œuvres.

Lily van der Stokker.
Hôtel Windsor - Nice - Chambre 57 : Parmiggiani
Chambre 57 : Parmiggiani
Caro Bernard
26.1O .2002

Lei mi chiede una nota per le camere d’oro che insieme abbiamo pensato per
L’Hôtel Windsor.
Dico insieme perché fu lei a ricordarmi in alto luogo, un’altra mia opera,
realizzata dentro un ambiente delle pareti d’oro.
E appunto da quel ricordo che viene la Camera d’oro di Nizza.
Un cubo d’oro, una lampada, un letto.


Un cubo puro, una forma e una materia astratta, l’indispensabile per sognare.
L’oro, da secoli, é la materia che ha fatto sognare gli alchimisti. Sognare l’oro come materia allegorica dello spirito. Quintessenza e aspirazione suprema.
Ed é dentro questa quintessenza, dentro questa materia spirituale l’invito al sogno.

Claudio Parmiggiani

Hôtel Windsor - Hotel Nice


Dernière date de mise à jour : 05/11/2009